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Mardi 27 mars, le Conseil d’administration de CUS Habitat a adopté un budget qui revêt un caractère exceptionnel mais qui pourrait malheureusement devenir une généralité dans les années à venir en raison de la Loi de Finances votée par l'Etat en fin d'année 2017.

conf presseC’est lors d’une conférence de presse que Philippe Bies, président de CUS Habitat, a annoncé que «les mesures qui ont été prises sont des mesures incontournables mais nécessaires pour continuer à assurer le service dû à nos locataires et aux habitants de l’Eurométropole de Strasbourg».

 La Loi de Finances, adoptée fin 2017, comporte 3 points clés :
   > réforme des APL, via la création d’une réduction de loyer de solidarité (RLS). L’objectif consiste à réduire le montant des APL, compensé par une baisse des loyers équivalente assumée par les bailleurs sociaux.
   > Hausse des cotisations à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS). Chaque bailleur devracontribuer proportionnellement à ses ressources.
   > Passage de la TVA de 5,5% à 10% pour les opérations de constructions et de réhabilitations applicable depuis le 1er janvier 2018.

Autant de mesures qui génèrent des recettes supplémentaires pour l’Etat mais qui impactent fortement et directement les bailleurs sociaux.
L’autofinancement de CUS Habitat se voit ainsi imputé de 10 millions d’Euros dès 2018 : -5,5 M€ liés à la mise en oeuvre de la RLS au 1er juin, avec effet rétroactif depuis le 1er février 2018 et - 4,5 M€ dus à l’augmentation de la cotisation à la CGLLS. Même si l’autofinancement 2018 reste positif avec un montant de 1571 k€ contre 4966 k€ en 2017, ce résultat est mince.

Pour contre-balancer l’impact de la Loi de Finances, un plan de réduction drastique des dépenses s’imposait.

Des économies de fonctionnement dans différents domaines

> Maintenance courante : - 3,9 million d’Euros soit -20% par rapport à 2017 (réduction des fournitures et produits d’entretien, diminution de l’entretien courant, diminution du gros
entretien - ravalement,…),
> Frais de personnel : - 600 000 Euros soit - 3% par rapport à 2017 (diminution des recours au CDD et intérim et ajustements des remplacements des départs retraite),
> Frais de gestion : - 2,8 million d’Euros soit -26% par rapport à 2017 (suspension des diagnostics amiante hors remise en état des logements, restrictions des budgets communication,
études et honoraires...).

Des investissements limités aux opérations engagées

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Le budget d’investissement adopté a pour objectif de couvrir financièrement l’avancement des opérations pour lesquelles CUS Habitat était engagé préalablement à la Loi de Finances ou ayant bénéficié des Prêts deHaut de Bilan Bonifié (PHBB). En 2017, l’investissement s’élevait à 113 M€. En 2018, il ne représentera plus que 86 M€, soit une baisse de 23% par rapport à 2017. En 2018, l’engagement en matière de construction sera préservé mais l’ampleur des réhabilitations sera plus modeste et privilégiera le confort thermique.

Un soutien indispensable pour le renouvellement urbain

Avant la publication des réformes, l’ambition de CUS Habitat en matière de renouvellement urbain était importante. Les orientations des prochains programmes étant en cours de définition, la visibilité financière est, à ce stade, insuffisante. CUS Habitat met tout en oeuvre pour se mobiliser, comme cela a été le cas dans les précédents programmes. Toutefois, la concrétisation de ces projets

ne sera possible qu’avec le soutien de l’État et de l’Eurométropole de Strasbourg ou en aménageant les durées de contractualisation.

La Loi de Finances 2018, remet en cause la construction du budget 2018 pour CUS Habitat ainsi que les orientations prises pour les années futures, notamment en matière d’investissements. Pour Philippe Bies «l’élaboration d’un budget d’urgence est nécessaire pour faire face à des mesures qui sont d’une violence inégalée pour les bailleurs sociaux». 

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